FANTAISIE ECONOMIQUE ET MUSICALE POUR POKEMONS, JORDAN, SA MERE ET L'EDUCATION NATIONALE
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Préambule.

Suite à « United Problems of Coût de la Main d’œuvre » créée en avril 2002, puis « Another Way Now, pourrait supprimer 2800 villages d’ici 5 ans » créée en novembre 2006, la compagnie a décidé de poursuivre le déchiffrage des textes de Jean Charles Massera, par goût prononcé de cette écriture de la rupture, de l’utilisation ludique de cette langue qu’il définit lui-même comme étant celle « de l’ennemi ».

" Fantaisie économique et musicale pour Pokémons, Jordan, sa mère et l'éducation nationale » est une pièce courte : 50 minutes pour 2 acteurs et une quinzaine (voire plus ou moins) de Pockets Monsters, figurines magiques qui seront animées par les pratiquants amateurs : lycéens, ou les élèves des écoles de musique, ou les habitants des quartiers, les publics d’amateurs à qui la structure organisatrice s’adresse habituellement ou pour l’occasion.

L'argument de la pièce :

C’est la rencontre entre Sylvio Akiyoshi, PDG d’une multinationale de fabrication de jouets, genre Pokémon et autres Garurumon et une mère de famille, femme de ménage dans l’entreprise.

La mère tente d’expliquer au PDG les difficultés que la maîtresse d’école de son fils Jordan lui a exposées. A savoir : les difficultés de Jordan pour la lecture et son peu de concentration et d’intérêt pour la classe. Le fabricant lui oppose les arguments positifs de la créativité du monde imaginaire des enfants et des ados et la marge financière que cet imaginaire peut, doit et va dégager sur le marché croissant des figurines magiques.

L’écriture de Massera continue de s’imprégner de « la langue de l’ennemi » et la confrontation entre la langue dominante du dirigeant et celle, familière, de la mère nous renvoie à notre paysage linguistique quotidien.

La mise en scène :
La mise en scène est l’invitation à découvrir les pratiques vocales contemporaines, sérialisme intégral, musique aléatoire, musique concrète…
Les participants (les Pockets Monsters et autres figurines magiques) auront en charge la réalisation de la partie vocale sous la direction de la chef de chœur Nadège de Kersabiec qui, à partir des principes musicaux de Luigi Nono, Luciano Berio, György Ligeti, Georges Aperghis, crée des « tapis et paysages sonores », jeux de voix collectifs, dessins rythmiques, ronde des sons.

Ces principes vocaux sont abordables par chacun, même si la notion de musique contemporaine lui est encore étrangère. Cette pratique permet de découvrir la voix dans une utilisation nouvelle, comme un instrument nouveau qui permet un langage nouveau, sonore et rythmique pour créer des échanges mais aussi des environnements et des événements théâtraux qui transforment la qualité et la perception de l’environnement du spectateur.

Les participants seront également impliqués physiquement dans le rôle des figurines magiques. Ils auront en charge la création de l’environnement sonore et plastique.

L’action culturelle proposée ici est indissociable du spectacle. Elle est destinée à tous les publics et quelque soit son niveau de pratique et de connaissances théâtrales et musicales ;

Après une brève étape d’enseignement théorique sur la musique vocale du XXème siècle : connaissance des compositeurs, écoute d’enregistrements, les participants à l'atelier vocal (et très physique) travailleront avec la chef de chœur, les comédiens professionnels et la metteure en scène et feront partie intégrante de la « Fantaisie économique et musicale…. »

Dans chaque ville où se joue Fantaisie, une nouvelle bande de Pockets monsters est formée.